5 bonnes raisons d’adopter le Flexitarisme

17 mars 2018 | Alimentation | 0 commentaires

Le terme Flexitarisme désigne la pratique alimentaire de personnes qui sont principalement végétariennes et qui mangent occasionnellement de la viande, du poisson et autres « produits animaux ». C’est une pratique alimentaire qui se développe de plus en plus, les Flexitariens consommant moins de viande et de poissons, mais ne se l’interdisant pas pour autant totalement.

Végétarien à 80% et omnivore le reste du temps, le flexitarisme prône la diversification alimentaire en consommant de la viande mais pas à tous les repas, ni même tous les jours. Autrement dit, c’est un refus de l’exclusif au profit de la flexibilité alimentaire, la recherche d’une façon saine de s’alimenter sans se priver et en tirant bénéfice des bienfaits de chaque catégorie d’aliments.

Ce régime alimentaire a de nombreux intérêts et avantages, et ce à de nombreux points de vue. Voici les 5 principaux.

C’est tout d’abord nettement meilleur pour notre santé

La surconsommation de viande (ce qui est le cas en France, avec une moyenne de 5 tranches de jambon par jour par personne) a de très lourdes conséquences sur notre santé. De nombreuses études ont démontré la corrélation entre consommation régulière de viande (et autres protéines animales confondues) et de nombreuses maladies de civilisation telles que cancers, obésité, diabète, maladies cardio-vasculaires.

En effet, dix ans après la diffusion des premiers spots «Mangez cinq fruits et légumes par jour», de nouveaux messages sanitaires de l’ANSES (Agence nationale de Sécurité Sanitaire) pourraient faire leur apparition. Aboutissement de quatre années de travail, ces recommandations à destination des adultes ajoutent trois nouveaux paramètres aux habituelles données nutritionnelles.  Elle émet pour la première fois des recommandations précises à l’égard de certains aliments : la consommation de charcuterie devrait ainsi être limitée à 25 grammes par jour, tandis que nous ne devrions pas consommer plus de 500 grammes de viande par semaine, malgré que ce seuil serait tout de même associé à un risque légèrement accru de cancer colo-rectal. «Il est tout à fait possible de compenser une baisse de consommation de viande par d’autres sources de protéines, sans prendre aucun risque pour sa santé, au contraire», rappelle le Pr Margaritis.

C’est aussi meilleur pour notre planète

L’élevage est responsable de 70% de la déforestation et de 70% des prélèvements mondiaux en eau. S’il ne faut qu’une tonne d’eau pour faire pousser 1 kg de céréales, il en faut presque 16 tonnes pour 1 kg de boeuf !

Sans compter que l’élevage est la source n°1 des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. Moins manger de viande, ça signifie également moins polluer !

Dans les élevages, les animaux sont très souvent nourris avec des céréales et des dérivés de soja (pleins d’OGM et de pesticides, bien sûr !). Or une partie importante du stock de ce végétal est cultivée en Amazonie, où l’on saccage allègrement la forêt pour la transformer en terre cultivable. Et oui : quand on consomme énormément de viande, on participe indirectement à la dégradation de certaines zones !

Cela permet de lutter contre la faim dans le monde

Quel est le rapport entre la faim dans le monde et la consommation de viande ? C’est simple : dans le monde, plus d’1/3 des récoltes de céréales est destiné à nourrir… non pas des hommes, mais des animaux d’élevage. Un chiffre qui choque, forcément ! Surtout quand on pense qu’avec les céréales consommées par un bœuf au cours de sa (courte) vie, on aurait pu préparer plus de 150 000 repas. Un constat s’impose : si les céréales utilisées pour nourrir les animaux d’élevage étaient données aux populations souffrant de la faim, il n’y aurait plus de faim dans le monde.

C’est plus éthique envers les animaux

Etre flexitarien permet de choisir la viande que l’on consomme avec plus de discernement. En en mangeant moins souvent, on peut privilégier des viandes certes un peu plus chères, mais de meilleure qualité, et produites par des producteurs engagés.

Que l’on soit très ou pas vraiment préoccupé par le droit des animaux, les chiffres font quand même froid dans le dos : en France, tous les jours, on tue plus de 3 millions d’animaux afin qu’ils soient mangés. Par an, cela équivaut à plus d’un milliard… Dans le monde entier, on atteint les 65 milliards à peu près. Si tout le monde s’accordait et décidait de manger moins de viande, ça en ferait des animaux épargnés…

C’est bon pour notre porte monnaie

En effet, la viande est un produit très onéreux en comparaison aux céréales et légumineuses, qui apportent autant de protéines pour un prix beaucoup plus abordable.

Comment faire en pratique ?

Il est tout à fait possible d’être flexitarien, ou même végétarien sans être carencé en protéines, il suffit simplement de les trouver dans les nombreuses possibilités que nous offrent les végétaux. Je vous propose de les découvrir dans cet article.

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